Les invincibles !

Note de l’éditeur : Cette article a été écrit par Isabel Tinoco, étudiante finissante du BAA en gestion international aux HEC. Elle fait partie de Pouvoir de changer depuis qu’elle étudié à l’Université Laval. Elle aime apprendre sur nouvelles cultures, des nouvelles langues et voyager. Tu peux la trouver sur Facebook.

Tout faire par nos propres forces et devenir le meilleur…. c’est à ça que la société actuelle nous invite et nous séduit jour après jour. On a tous soif du changement, d’amélioration soit au niveau environnemental, social, économique, politique et même technologique.

On a peur du futur, de notre carrière, de nos biens, de perdre nos bien-aimés: nos enfants, notre couple ou même notre vie…. mais qu’arriverait-il si on permettait qu’une force plus puissante et plus grande que le monde entier nous dirige vers ce changement? Et si on faisait appel à Dieu? Attention, je ne parle surtout pas de religion ici, mais je vous parle de Dieu, Lui-même, le « Je suis ». Lui qui nous donne abondance à tous les jours sans espérer rien en échange! Et je commence à imaginer les pensées dans la tête de quelques personnes… « mais moi? Je n’ai aucun lien direct avec Dieu, j’en ai pas besoin »… ce à quoi je vous réponds: Qui est-ce qui vous réveille à chaque matin et qui vous donne le don de la vie? Qui vous donne la santé et veille sur vous pour que vous puissiez arriver sain et sauf à chaque soirée chez vous? Et en plus, qui est-ce qui vous met sur votre chemin des personnes que vous aimez et qui vous aiment en retour? Moi, je crois sincèrement que ce Dieu m’aime telle que je suis, malgré les obstacles et les difficultés dans la vie. Car je n’ai pas vraiment le contrôle des grandes parties des situations. On doit l’avouer, il y a plein de situations, choses et personnes que nous ne pouvons pas changer. Mais nos choix sont nos réactions envers ces situations. Alors, ne nous laissons pas séduire par la sagesse des hommes, ni le pouvoir de gens, ni la beauté humaine. Nous allons tous partir de ce monde un jour, alors pour quoi pas s’offrir à soi-même un beau séjour dans ce monde en mettant notre confiance en Dieu?

Faites-en l’essai et laissez vous surprendre et vous impressionner par ce grand Dieu d’amour! Investissez dès maintenant dans ce Dieu d’amour et de paix, de progrès et du salut!

Vous n’avez rien à perdre et tout à gagner!

1 Corithiens 3:19 dit, « Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Aussi est-il écrit: Il prend les sages dans leur ruse. »

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Un de ces jours-là

Note de l’éditeur : Initialement publié ici à son blogue personnel, cet article a été rédigé par Jessica Versteeg. Elle est un des responsables de Pouvoir de changer à l’Université de Montréal et de l’UQAM. Tu peux la trouver en ligne à son blogue jessversteeg.ca ou sur Facebook.

Ouais. Aujourd’hui c’était un de ces jours-là. Le genre de jour qui commence avec une contravention de 52$ qui ne « fite » pas dans le budget, qui poursuit sa course avec un faible taux d’énergie et beaucoup de difficultés à bien parler le français. Le type de jour qui devient une journée où tu échappes ton iPhone 4 et que l’écran éclate, etc. C’était une de ces journées-là. Une journée où je suis contente de ne pas avoir été voir le médecin parce que c’est sûr que j’aurais entendu le mot « cancer » ou « infertilité » ou quelque chose encore pire que ça.

Alors que je réfléchissais (et pleurais) à propos de ma journée, je me suis rendu compte pourquoi ça me dérangeait tant.

Le but de ce blog et de ma vie en général est de vivre intentionnellement, c’est-à-dire vivre avec un sens. Je ne veux pas rater mon coup à cause que je n’ai pas essayée. Je ne veux pas laisser aller les choses d’elles-mêmes à cause que j’ai trop peur de m’en mêler. D’un autre point de vue, dans un sens tout ça c’est à propos du contrôle. Je tiens à être en contrôle de ma vie.

Lorsque les jours comme celui-ci arrivent, ça devient clair que je ne peux être en contrôle de tout. Je peux espérer, essayer, prier, travailler fort, mais des fois les choses ne fonctionnent pas tel que planifié. Des fois, les choses deviennent hors contrôle, tombent entre les « craques » d’égout de notre vie, et peu-importe combien t’essayes de les empêcher de t’échapper, ça fait juste te faufiler entre les doigts.

Cette semaine, mes collègues et moi-même avons demandés à plusieurs étudiants de première année à UQÀM de quoi ils avaient le plus peur de leur entrée à l’université. Beaucoup d’entre eux ont répondu: l’échec. Beaucoup d’entre eux ont répondu qu’ils avaient peur de ne pas aimer leur programme. Quelques-uns avaient peur d’être seul, d’autres, ceux qui venaient d’en région, craignaient l’immensité de la ville.

Je trouve révélateur de constater à quel point nos peurs en disent grand sur nous-mêmes.

Et si demain serait comme aujourd’hui? Et le surlendemain? Pourquoi pas les prochaines semaines? Après, quoi?

Comment est-ce que quelqu’un fait pour faire face à la vie quand elle ne se tient pas au plan? En continuant notre vie en essayant de ne pas garder de l’amerture? Peut-être pas. Je ne crois pas être compétente à gérer mes déceptions. Si vous demandez à mon mari, il vous dirait que je ne suis pas vraiment bonne à changer d’attitude. Je ne sais juste pas comment arrêter d’être si grincheuse. Donc, comment peut-on « dealer » avec le fait que peu-importe à quel point nous essayons, planifions et même réussissons dans notre vie, il y aura toujours cette accablante réalité que nous n’avons pas le pouvoir d’amener nos vies à être comme nous le voulons?

Ma manière d’avancer malgré tout ça, c’est à travers ma foi en Dieu. Honnêtement, j’étais réticente d’écrire ça dans ce blog parce que je ne veux pas que vous croyez que je vais parler que de ça. Cependant, dans un jour comme celui-ci où tout tourne de travers, il n’y a pas d’autres choses que je peux écrire. Je trouve un réconfort et un espoir dans le fait que même si c’est possible que ma vie reste toujours hors de mon contrôle, je sais qu’elle ne sera jamais hors de Sa main et de Son contrôle.

En finissant, quelques images:

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Item I

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Le cadeau

Note de l’éditeur : Cet article a initialement été publié sur un site affilié dont voici le lien.

Le samedi 8 novembre 2008, ma vie a volé en éclats – littéralement. Un paquet que j’avais mépris pour un cadeau a explosé alors que je le portais dans mes mains.

C’était le jour de notre déménagement. Notre maison en rangée vendue, nous nous rendions avec empressement à notre nouvelle maison, plus grande, dans la hâte de voir nos deux jeunes filles en profiter. C’est en sortant de la porte arrière pour vérifier que tout avait été ramassé dans la cour que j’ai vu le cadeau. « Comme c’est gentil! », me suis-je dit. « Un de nos voisins nous a offert un cadeau pour notre déménagement. »

Et c’est alors que ce paquet brillamment décoré a explosé subitement entre mes mains.

Abasourdi, en manque d’air, souffrant d’une douleur atroce, je me suis jeté sur le sol dans l’espoir de diminuer le débit du sang qui coulait à flot de mon visage. On m’a transporté d’urgence à l’hôpital, où j’ai subi des chirurgies multiples pour réparer mon foie, mes sinus et ma mâchoire, ainsi que les blessures au visage, aux bras et à l’abdomen causées par le shrapnel. Malgré toutes ces chirurgies réussies, mon corps ne sera plus jamais le même.

Le jour de ma sortie de l’hôpital, ma femme et moi sommes retournés à la scène du crime pour constater de première main les dégâts. L’explosion avait creusé de grands trous dans les murs, le plafond et même le plancher en ciment. Le shrapnel a même réduit en éclats la fenêtre du voisin de l’autrecôté de la rue. Selon les policiers, la bombe avait été créée pour tuer.

Cette expérience a plongé ma famille et notre communauté dans la confusion. Notre histoire s’est trouvée à la une des quotidiens du pays. « Pourquoi quelqu’un attaquerait-il une famille innocente comme la nôtre? » Un an après l’incident, les enquêteurs ont annoncé que la bombe ne nous était pas destinée, ni à moi, ni à ma famille. Cependant, jusqu’à ce jour, personne ne peut expliquer ni le qui, ni le pourquoi de l’incident.

Je crois que lorsque quelque chose de mal se passe, la plupart d’entre nous se demandent « Pourquoi? » Nous avons tous un profond désir de voir la justice triompher et le mal puni. Lorsqu’on devient soi-même victime de la souffrance, la justice devient plus importante que jamais à nos yeux.

On m’a souvent demandé ce que je dirais au créateur de la bombe, si jamais je le rencontrais. Ma réponse est assez simple. Même si mes blessures étaient sérieuses et que j’aurai à vivre avec des séquelles toute ma vie, je ne suis pas amer envers lui. En fait, je ressens plutôt de la compassion. Tôt après l’explosion, je suisvenu à la conclusion que la personne qui a pris le temps de construire une bombe si destructrice et volatile doit être une âme tourmentée, remplie de haine. Je pourrais certes la haïr en retour, mais quelqu’un m’a enseigné une autre voie à suivre.

Comme disciple de Jésus, je me trouve grandement consolé par sa réponse à l’injustice. Il a toujours été un modèle d’amour et de pardon. Il nous a enseigné à aimer non seulement notre voisin, mais aussi notre ennemi. Ses actions sont même plus puissantes que ses paroles : après un procès des plus injustes, quelques moments avant sa mort sur la croix, il a demandé à son Père céleste de pardonner à ses bourreaux en disant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Jésus a payé le prix qu’exige l’injustice depuis l’aube de l’histoire.

Bien avant la bombe, je suis venu à comprendre ce que la souffrance de Jésus a accompli pour moi. Cette compréhension de son oeuvre n’a pas seulement transformé mon coeur, mais ma vision de la vie. Je suis un être imparfait, qui déçoit constamment Dieu. Je suis autant capable de haïr que la personne qui m’a attaqué. Malgré cela, la mort et la résurrection de Jésus m’offrent l’espoir d’une justification ultime. Ce n’est que parce que j’ai goûté à l’amour et au pardon parfait de Dieu pour moi que je suis capable d’offrir la miséricorde à la personne qui a menacé ma vie ainsi que celle de ma famille.

Comprenez-moi bien. J’espère que le coupable répondra de son crime un jour. Cependant, même si cela n’arrive jamais, je sais que Dieu est juste et que sa justice triomphera. Jésus a pris sur lui-même toute notre injustice, une injustice infiniment plus vaste que celle que j’ai connue, pour que grâce à lui nous puissions nous trouver libérés de la souffrance et de la colère dues aux représailles.

Je crois vraiment que le seul moyen de voir une fin à la violence dans notre monde aujourd’hui pour plutôt vivre en communauté tel que Dieu le veut, c’est d’offrir un amour inconditionnel à tous, comme Jésus l’a fait. La seule façon que je peux apprendre à aimer ainsi, c’est en approfondissant ma relation avec Jésus. Chaque jour, je dois inviter celui qui aime parfaitement et qui agit justement à me rendre capable de vivre l’amour et la justice authentique.

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Soif de sourires

Note de l’éditeur : Cet article a été rédigé par Karin MD, étudiante en 3e année de Bacc. en Neurosciences à l’Université McGill. Karin fait partie de Pouvoir de changer sur son campus depuis l’automne 2011 et a même fait un projet intensif cet été avec eux à l’UdeM et à l’UQAM. Karin aime aussi la musique, la danse et des bonnes discussions avec ses amies. Tu peux la trouver sur Facebook.

Un sourire. Quelle belle chose. Un sourire de gratitude, ça ça vaut encore plus cher. À mon avis, c’est un des plus beaux cadeaux; rendre quelqu’un heureux, si ce n’est que pour un instant. Des desserts cuisinés maison, des lifts la nuit, de l’aide aux devoirs, des premiers soins pour les petits (et gros) bobos, peu importe le medium, le but était le même. Obtenir ce petit sourire ou entendre la joie dans la voix de mes amis.

Quand j’étais petite, la phrase « Fais aux autres ce que tu voudrais que l’on te fasse » m’a vraiment marquée. C’était une valeur importante chez nous, en plus du respect pour l’autre.  La vérité est que j’ai laissé cette phrase gérer la plupart de ma vie, et ce, au dépens de mes relations familiales, de mes notes, de ma santé, de mon temps libre.

C’est maintenant que je me demande : pourquoi est-ce que je suis comme ça? Dans le fond, est-ce que je veux quelque chose en retour? Non. Du moins, pas consciemment. Pas quelque chose de tangible, de matériel. Est-ce que je veux me faire un nom? Peut-être. Est-ce que je cherche d’être acceptée par les autres? Probablement. Mais vraiment, au-dessus de tout, je pense que la raison principale pour ce désir fort d’altruisme est qu’un jour, quelqu’un pourrait faire pour moi ce que je fais pour les autres. Je désire profondément que l’on prenne soin de moi, que l’on fasse des grands détours pour me venir en aide, qu’on me laisse des petites pensées inattendues, qu’on me vienne en aide comme ça, sans que je le demande. Alors j’attends. J’attends encore. J’attendrai toujours.

As-tu déjà eu ce sentiment que ce n’est jamais assez, qu’il n’y aura jamais personne pour te venir en aide, pour te réconforter? Si oui, tu es comme moi. Mais la vérité est que cette personne existe; c’est Dieu. Toujours là pour nous, peu importe la situation, Il a toujours les bras grands ouverts pour que l’on puisse venir s’y abriter…

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J’ai soif de voyager

Note de l’éditeur : Cette article est écrit par Christina Jodoin qui était impliquée avec Pouvoir de changer lorsqu’elle était étudiante en soins infirmiers à l’Université McGill. Elle a tellement bénéficié de son implication en tant qu’étudiante, qu’elle a choisi d’être bénévole au sein du groupe à UdeM, afin d’aider les étudiants à continuer à dialoguer au sujet des soifs et de la spiritualité. Tu peux la trouver sur Facebook.

Quelles sont tes plus grandes soifs? Voici une question que j’aime poser aux gens. Tu serais surpris d’entendre les réponses que je reçois. Tu serais surtout surpris, en fait, de savoir à quel point les réponses sont semblables.  Hier, j’ai discuté avec  5 filles différentes. Et pourtant, elles m’ont toutes répondues qu’elles avaient soif de voyager.  Je n’étais pas surprise. En fait, au cours des 2 ans que je pose cette question aux étudiants, le thème du voyage est celui qui revient le plus fréquemment. Pourquoi avons-nous soif de voyager?  Voici la question que j’ai posée à ces 5 filles, hier midi, à la cafétéria de Jean Brillant…

Valérie1, étudiante en criminologie, m’a expliqué qu’elle souhaite rencontrer d’autres personnes et apprendre d’eux.  Anna1, étudiante en histoire de l’art, était d’accord.  « On peut bien faire le tour de Montréal 15 millions de fois, il faut voir d’autres choses dans la vie… »  Voyager, ça nous permet de découvrir autre chose et de s’ouvrir à d’autres cultures.  Le dépaysement est un sentiment qu’on recherche, qui nous force à faire face à nos peurs et à nous aider à grandir m’a expliqué Marie-Ève, étudiante en Anthropologie.

C’est vrai. Toutefois, je ne peux m’empêcher de me demander si notre soif si profonde de voyager n’est pas un symptôme d’un manque ou d’une insatisfaction avec notre vie de tous les jours. Valérie2, étudiante en psychologie, était d’accord avec moi : « Je ne vois pas pourquoi tu irais en voyage, si ce n’est pas pour aller chercher quelque chose qui te manque. » Qu’est-ce qu’on cherche, finalement? « La liberté, l’évasion » m’a-t-elle répondu. Arrive-t-on à trouver ce que l’on cherche? « Temporairement, oui, mais c’est éphémère ». De retour à la maison, la liberté qu’on a vécue en voyage semble être bien loin. On se retrouve déjà, quelques semaines plus tard, à rêver à notre prochaine excursion. Anna2, étudiante en études internationales, me racontait qu’elle était partie en voyage, dans l’espoir de trouver mieux que ce qu’elle vivait. « Ce que j’ai trouvé, c’était un pays désorganisé, moins évolué, ou la vie était difficile. Je n’ai pas trouvé mieux, finalement. J’ai trouvé autre chose, mais pas mieux »

Des voyages, ça nous donne des bons souvenirs et des histoires à raconter. Mais je me demande, au fond, si on recherche au travers de ces voyages quelque chose qui ne s’y trouve pas. Quelque chose de plus grand, qui ne se trouve pas dans ce monde? Serait-il possible, en fait, que cette recherche de liberté, de paix et d’une vie meilleure nous indique un besoin que seul Dieu peut combler?

Et toi, qu’en penses-tu? Pourquoi avons nous si soif de voyager?

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Le monde est plein de changements

Le monde est plein de changements. Le technologie change, la structure de la famille change, l’éducation change — rien n’échappe au changement. À travers le tourbillon de la vie qui se déploie autour de nous, nous avons tous des besoins fondamentaux. Nous recherchons inlassablement certaines choses auxquelles nous ancrer dans ces moments de turbulence. À l’extérieur, c’est peut-être la tempête, mais dans la nature humaine, il y a des choses qui transcendent ces changements et qui nous définissent.

Nous avons tous soif de quelque chose mais pourquoi?

Supposons un instant que les soifs nous montrent nos aspirations les plus profondes. Est-il possible que ces aspirations nous pointer vers des réalités spirituelles?

Dieu veut-t-il nous dire quelque chose en tout ça?

Voilà le sujet de ce blogue mené par des étudiants faisant partie du groupe de Pouvoir de changer et qui étudient à l’UQAM et l’UdeM. Nos réflexions seront basées sur des observations, des entrevues avec différents étudiants sur les deux campus et des discussions ouvertes.

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