La Pâques 1.0

Note de l’éditeur : Cet article a été rédigé par Elizabeth Lecavalier—avide de réussite, artiste dans l’âme et amoureuse du café. Elizabeth termine un BComm en ressources humaines à l’École de gestion John-Molson. Elle fait partie de Pouvoir de Changer depuis 2011 et a participée à un projet intensif cet été avec eux à l’UdeM et à l’UQÀM. Elizabeth aime piloter, abuser de son rire et est toujours à la recherche de bonnes histoires. Tu peux la retrouver sur Twitter et Facebook.

En faisant une recherche dans le site web de La Presse, je suis tombé sur une chronique de l’année passée qui parlait de la Pâques. Laisse-moi t’en lire un extrait :

« De la fête de Pâques, il ne reste plus que le congé. Absolument rien autour de nous ne nous rappelle que ce long week-end est censé être la célébration d’une fête religieuse. Jusqu’à l’année dernière, on pouvait compter sur la télé. Il suffisait de l’allumer pour voir le divin et lisse visage de Charlton Heston. Et on allumait, nous aussi: ça doit être Pâques… Cette année, cherchez-le, Charlton Heston! Lui qui était si présent, lorsque nous étions enfants. Si les grandes fresques bibliques sont reléguées aux heures des infopubs de bain adapté, c’est qu’elles n’intéressent plus personne. Même pas à Pâques. Faites un vox pop et demandez aux gens: en quel honneur profitons-nous de ce congé pascal? Plus de gens vous répondront que ça doit être l’anniversaire de Pascale Nadeau plutôt que la résurrection de Jésus. » (source)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le sens de la Pâques semble avoir été modifié dans notre société québécoise post-moderne.

Pour plusieurs, la Pâques est synonyme de cocos Cadbury, de lapins gouflus et de bébelles en couleur pastelle. C’est la fête des Enfants et du Chocolat Cheap auquel 8 millions de québécois observent religieusement chaque année. Des statistiques démontrent qu’on dépense presque autant d’argent à Pâques qu’à l’Halloween (juste 10% de moins). Pour l’occasion de la Pâques, on produit juste assez de jujubes pour faire le tour de la planète 3 fois. Typiquement, cette fête est accompagné du fameux rituel de chasse à l’oeuf de Pâques, question d’occuper les enfants dehors quand on se reçoit en famille… Bref, tu connais le reste de la description de notre Pâques 2.0: On est rendu loin de la Pâques que les fidèles ont vécus à travers les ages!

Avant, la Pâques faisait référence à la célébration de la résurrection de Jésus; ce Jésus qui paya le prix de notre rébellion contre Dieu en mourant sur la croix à notre place. Pâques, dans une autre époque, c’était le symbole que même la mort ne peut pas tuer l’amour car celui-ci est au-delà de même le plus profond des désespoirs. C’étais le témoignage qu’il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. C’était le paradoxe de comment la mort de quelqu’un apporte la vie à un autre. La Pâques nous raconte que c’est dans le gouffre le plus obscur et le plus profond que la lumière brille le plus fort.

Je pense que ce contraste frappant nous mène à réfléchir sur ce qu’est Pâques. Ce qu’elle est pour nous mais aussi l’origine et l’essence même de la Pâques. Celle qui a survécu à toutes les horreurs du monde: La Pâques 1.0.

Je crois que le vidéo ci-dessous encapsule bien ce qu’est la vraie signification de Pâques à mon avis. Je t’invite à l’écouter deux minutes :

Alors? Que penses-tu du vidéo et qu’est-ce que Pâques pour toi?

Oui, oui, laisse un commentaire et participe au dialogue! J’attends de tes nouvelles.

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Une conférence

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Clickez ici pour l’audio du conférence.

 

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La liberté interieur ?

Qu’est-ce que la liberté intérieure ?

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« Hug the cactus » ?

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Note de l’éditeur : Cet article a été rédigé par Erika Davies. Elle est un des responsables de Pouvoir de changer à l’Université de Montréal et de l’UQAM. Tu peux la trouver en ligne sur Facebook.

Salut tout le monde!

Avez-vous déjà vu ce vidéo? J’étais vraiment surprise par le petit partage de l’acteur Robert Downey Junior.

Mes seules connaissances de Robert Downey Jr. étaient qu’il a paru dans les films Ironman et qu’il avait une réputation d’avoir beaucoup lutté avec la drogue.

Moi, je me pose souvent des questions spirituelles, mais ça m’étonnait que Robert Downey Jr. a trouvé ça utile et restaurateur.

Écoutez le vidéo si vous avez deux minutes puis dites-moi vos réactions!

Voici quelques citations qui ont résonné avec moi:

  • « …find your faith; doesn’t have to be mine or anyone else’s, just one that is rooted in forgiveness. »
  • « embrace that part of my soul that was ugly, hugging the cactus he calls it »
  • « unless you are completely without sin, in which case you are in the wrong industry… »

Et vous? Avez-vous déjà essayé de « hug the cactus » ?

Ce n’est pas populaire de parler du péché aujourd’hui — es-tu d’accord ou pas d’accord avec Robert Downey Jr. ?

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Toujours plus haut

Note de l’éditeur : Cet article a initialement été publié sur un site affilié dont voici le lien.

Même en travaillant comme ingénieur sur des gros projets, je n’étais jamais satisfait. Toute ma vie, j’ai poursuivi le succès sans jamais être satisfait. Je cherchais toujours à atteindre une étape de plus, un poste de plus.

Dans mes lointains souvenirs, je me rappelle qu’à l’école je n’étais pas le meilleur étudiant, et je me rappelle aussi que j’étais le plus petit de ma classe. Les autres étudiants me méprisaient souvent et me disaient que je n’étais pas bon et que je ne réussirais jamais. J’ai donc grandi en voulant prouver aux autres qu’ils avaient tort et que je pourrais réussir moi aussi. Je ne voulais pas juste aller au Cégep, mais devenir le meilleur étudiant et travailler dans les meilleures entreprises.

Une fois le Cégep terminé, un ami m’a dit qu’il deviendrait mon patron car il allait à l’université. La semaine d’après, je me suis inscrit à l’université pour lui prouver que moi aussi je pouvais réussir. Une fois mon bacc terminé, je cherchais encore le succès en voulant travailler dans les meilleures compagnies, sur les plus gros projets, mais je vivais déception sur déception. Il y avait toujours une entreprise plus grosse, toujours un projet plus attrayant.

J’ai cherché la satisfaction en essayant de viser toujours plus haut. Après avoir poursuivi le succès, sans succès, je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais être satisfait par le pouvoir, l’argent ou le travail, mais qu’il fallait que je mettre ma foi dans quelque chose d’encore plus grand. J’ai découvert qu’il y avait Quelqu’un qui m’acceptait et m’aimait comme j’étais.

Mettre ma foi dans quelque chose de plus grand m’a permis de ne plus chercher ma satisfaction aux yeux des autres. Cette découverte a changé à jamais ma façon de voir la vie et d’apprécier chaque journée.

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Nous avons quelques questions pour vous !

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Je me souviens… de quoi ?

Note de l’éditeur : Cet article a été rédigé par Elizabeth Lecavalier—avide de réussite, artiste dans l’âme et amoureuse du café. Elizabeth termine un BComm en ressources humaines à l’École de gestion John-Molson. Elle fait partie de Pouvoir de changer depuis 2011 et a participée à un projet intensif cet été avec eux à l’UdeM et à l’UQÀM. Elizabeth aime piloter, abuser de son rire et est toujours à la recherche de bonnes histoires. Tu peux la retrouver sur Twitter et Facebook.

En 1883, Eugène-Étienne Taché fait graver dans la pierre principale des portes de l’assemblée nationale québécoise les mots « je me souviens » en dessous de l’ardoise provinciale et c’est ainsi devenu la devise du Québec.

Je me souviens.

L’affaire c’est qu’on se souvient de quoi? On semble pu se souvenir de rien. Pour pas reprendre une phrase des Cowboys Fringants, seules les plaques de char ont un peu de mémoire de nos jours. J’en suis au point de considérer assez sérieusement l’achat du livre L’Histoire du Québec pour les Nuls désormais disponible chez Archambault pour 34.95 $. Et pourtant, nous sommes un peuple d’histoire. Notre histoire définit qui nous sommes. Mais ça nous l’avons oublié. Non c’est vrai, vous avez raison, pas entièrement. On se souvient de Jacques-Cartier, des plaines d’Abraham et de l’accord du lac Meech. Bref, on se souvient des grandes lignes. Mais ce qui est inquiétant, c’est que même en prenant soin de se souvenir des évènements clefs de notre identité on a quand même réussi à oublier notre passé, à négliger notre héritage.

Aujourd’hui, le focus est sur les nouvelles choses. Le « deal » aujourd’hui c’est d’avoir la dernière bébelle, la nouvelle affaire qui va nous faire vibrer. Le nouveau remplace l’antique en terme de valeur alors qu’avant c’était le contraire. Le matérialisme court « free-for-all » et le Québec perd ses valeurs qui résonnent maintenant que de la toune Dégénération. Mais ce qui importe aujourd’hui, c’est le nouveau. Nous avons tous la ferme croyance que la solution à nos problèmes appartient au futur. Une question folle pour le québécois post-moderne : Et si le malaise de ma société à toujours chercher plus pour trouver moins serait dû au fait que sa solution ne se trouve pas dans quelque chose de nouveau, mais dans quelque chose d’ancien? Quelque chose du passé.

Je me souviens.

Le plus drôle avec ces trois mots-là, c’est qu’aujourd’hui les historiens perdent leur temps à s’obstiner sur leurs définitions. Que voulait dont dire Taché? Tsé, le hic c’est qu’on le sera probablement jamais! Et en attendant, nous, on fait quoi? De quoi devons-nous nous souvenir? Peut-être bien de quelque chose qu’on a oublié. Ou plus précisément, de quelqu’un…

Durant la révolution tranquille en 1960, le Québec a décidé de faire le ménage à l’intérieur de ses murs. Pu de cléricalisme. Pu de portage d’eau. Pu d’empiètement. Pu de silence. Pu de Dieu. En voulant mettre la religion dehors, le Québec a sacré Dieu dehors. Il était de trop ou encore pas au bon endroit au bon moment. Bref, un dommage collatéral pour le bien de la société. Mais en mettant Dieu dehors, les québécois ont tellement perdu. On a perdu le sens de la vie, la retrouvant plutôt dans le nouveau, l’immédiat, l’éphémère. On court après le vent. En mettant Dieu dehors, on a perdu le cap. On a perdu nos références. J’ose même affirmer qu’on a perdu notre identité.

Et si Dieu n’était pas juste un concept? Et si Dieu était une personne?

Là, prends un instant et ose réfléchir à ça. Relis la question. S’il était vraiment une personne, un être, qu’est-ce que ça impliquerait pour toi?

Qu’on jette la religion dehors, moi j’ai aucun problème avec ça! En fait, c’était même la réaction de Jésus. Jésus un bon jour se rendit dans le temple de Jérusalem (dans ce temps-là, il y en avait un). Le temple c’est sacré. Ça sert à rencontrer Dieu. Ya pas de niaisage toléré dans le temple. Mais Jésus franchit les portes du temple et au lieu de trouver des gens qui focusent sur Dieu, il trouve une gang de capitalistes opportunistes qui profitent du trafic en vendant de quoi aux gens. Ils profitent du temple. Le pire : les chefs religieux étaient d’accord, ça soutenait les activités religieuses de la place. Ça devait ressembler pas mal à l’oratoire St-Joseph! La réaction de Jésus? Il prend un fouet et se met à chasser ces malfaiteurs. Si la photo de ça serait sur Facebook, je cliquerais « Like ». Ça prend du guts quand même! Pour Jésus, le temple n’est pas un lieu où on paie pour poursuivre une religion. C’est un lieu où on rencontre Dieu. La religiosité n’a pas de valeur pour Jésus; ce qui compte c’est le coeur.

Jésus est descendu de son ciel pour nous faire connaître Dieu. Je crois que ça vaut la peine de vérifier si ce qu’il dit est vrai. Les québécois ont oublié le Christ sauf dans leurs sacres. Mais si Jésus demeure LE modèle pour Stéphane Laporte et pour tant de gens, ne serait-ce pas sensé de checker ce qu’il a de si pertinent à nous dire? Passons-lui le micro et écoutons. Peut-être allons-nous nous découvrir. Retournons à la possibilité qu’il y aurait un Dieu qui a envoyé son fils pour nous délivrer de nous-même, au sens littéral, afin qu’on puisse avoir la vie et l’avoir en abondance.

Et on a perdu ça. Est-ce si difficile de le voir?

Je ne suis pas la seule à penser qu’on a perdu quelque chose : « On ne peut déchristianiser et décléricaliser brutalement sans secousse et sans conséquence. Et pire, en faisant semblant que tout cela n’a jamais existé, car ma génération par un réflexe honteux, n’a pas transmis à ses enfants cette mémoire de notre passé. La devise du Québec, je me souviens, n’a jamais été autant battue en brèche. Comme le répétait le flamboyant Gaston Miron, “Je me souviens” mais on ne se rappelle de rien, » Denise Bombardier.

Voici mon plaidoyer : redécouvrons ce que nous avions de si précieux. Redécouvrons Dieu. Ne pas le faire serait de la folie. Ne pas le faire serait de négliger volontairement notre héritage québécois; d’oublier qui nous sommes.

Je veux me souvenir. Et toi?

Je t’invite cordialement à laisser un commentaire et à poursuivre cette discussion avec moi sur Facebook en cliquant le lien plus haut.  🙂

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